LE PORTRAIT DE GÉRALDINE BOUCHER, ÉLÈVE DIRECTRICE DES SOINS

Quel est votre parcours ?

J’ai choisi de démarrer ma carrière en tant qu’infirmière, en secteur médicosocial dans un EHPAD en milieu rural. Puis j’ai évolué vers le métier de cadre de santé, et ai opéré une mutation en psychiatrie, dans le domaine des soins ambulatoires durant 2 ans. Je suis ensuite devenue cadre supérieure sur un pôle d’activité clinique, puis cadre supérieure adjointe à la direction des soins. Ce qui m’a conduite au bout de 5 années d’encadrement supérieur, à présenter le concours d’entrée à l’EHESP. 

Comment est venu cet intérêt pour le domaine de la santé ?

Lorsque j’ai débuté ma formation à l’école d’infirmières, je ne me prédestinais pas forcément à l’exercice de ce métier. Mes perspectives s’orientaient davantage vers le domaine de la pédagogie et l’enseignement. Finalement, au gré de la formation, les valeurs de l’humain et du soin m’ont correspondu et ont modifié mon projet initial d’enseignement. J’y ai trouvé la diversité de l’exercice, l’approche humaine, le travail en équipe, les relations quotidiennes, la diversité des échanges et du milieu.

Je me suis épanouie dans le milieu médicosocial et dans le secteur de la santé au sens beaucoup plus général, en qualité de soignante puis en qualité de manager, de cadre de santé. C’est un très chouette métier que d’assister aux évolutions comme la progression des pratiques et des professionnels que l’on a sous notre responsabilité.

Comment avez-vous perçu la préparation aux concours ?

Quand on a envie d’évoluer et de progresser dans un domaine (comme infirmier à cadre de santé, ou cadre supérieur à directeur) cela demande un effort en termes de compétences et de positionnement.

L’année de préparation est une année compliquée car on travaille à temps plein en qualité de cadre ou de cadre supérieur, avec un emploi du temps bien chargé. Il faut évidemment se remettre à apprendre, à refaire l’effort de l’exercice écrit.

Mais je ne l’ai pas mal vécu car je savais pourquoi j’étais engagée : j’avais un objectif à atteindre. J’étais convaincue de mon envie et de ma motivation. Quand on a l’envie et la motivation pour accéder au métier, on se donne les moyens !

Dans le cadre d’une formation pour préparer le concours, on est en groupe : le collectif c’est important ! Travailler en collectif aide beaucoup, on y fait de belles rencontres et l’esprit de groupe porte. 

En tant qu’élève directrice des soins, aviez-vous des a priori sur la formation à l’EHESP ?

Non, je savais et j’avais défini ce que je venais chercher : des apports de connaissances certes, mais surtout une année de recul, de construction de ma future identité professionnelle, d’un positionnement en qualité de directeur pour intégrer une équipe de direction.

J’ai pu construire un réseau de DS et aussi échanger avec les autres filières.

Aller à Rennes suppose une organisation globale, il faut mesurer les contraintes personnelles et professionnelles au préalable pour bien vivre la formation.

Eu égard aux contraintes liées à la crise sanitaire,  finalement allier le distanciel et le présentiel a permis un bon équilibre entre les deux. Cela pourrait peut-être être un facteur d’attractivité pour la formation. 

Selon vous, quelles sont les qualités à avoir pour ce métier ?

Etre loyal, rigoureux, dynamique et optimiste !

Avoir un positionnement de leader, savoir décider et se positionner et être ouvert à l’environnement global dans lequel on évolue. 

Dans quelle structure souhaitez-vous exercer ?

Lors de mon entrée à l’EHESP, j’avais la perspective d’un retour dans mon établissement d’origine, milieu dans lequel j’apprécie l’exercice, c’est-à-dire en psychiatrie, en santé mentale. Cela s’est confirmé par mon recrutement sur un poste de gestion en santé mentale. Toutefois et d’emblée, j’ai vivement souhaité faire mon 1er stage en secteur MCO (Médecine Chirurgie Obstétrique) dans le but de confronter et conforter mes aptitudes et compétences. Au final, les missions d’un DS ont les mêmes objectifs globaux quel que soit le secteur, c’est bien sûr transposable. Les efforts doivent alors être concentrés sur cette adaptation aux particularités des spécialités rencontrées dans le lieu d’exercice.

Quel est votre plus grand souhait professionnel pour les prochaines années ? 

A la base, je suis quelqu’un de très optimiste et de positif. 

Je dirais un juste équilibre et une juste place en qualité de directeur hospitalier, en matière de positionnement général. Les directeurs des soins sont issus du corps des paramédicaux, avec une expérience au préalable, c’est une plus-value. Grâce à notre expérience paramédicale renforcée par un cursus de formation en management supérieur, on acquiert des compétences et un positionnement qui nous permet d’assoir une place de directeur dans une équipe de direction. Le DS a aussi la fonction d’acteur stratégique et de management global à l’échelon des territoires de santé. Nous travaillons sur l’offre de soins des territoires, c’est-à-dire au-delà de l’hôpital. 

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