La vie à l’hôpital : regards croisés au Centre hospitalier universitaire de Nîmes

Jean-François Avril, Directeur référent du pôle psychiatrie, et docteur Mocrane Abbar, chef du pôle de psychiatrie au CHU de NÎMES.


Quelles sont vos missions respectives ?

Jean-François Avril : J’accompagne le pôle psychiatrie dans son fonctionnement, son organisation interne, son rapport avec les autres établissements et structures, la rédaction d’appels à projets et l’équilibre financier.
Dr Mocrane Abbar : J’ai commencé comme interne en octobre 1981 avec l’objectif, que je poursuis toujours, de soigner les gens dans le cadre du service public. En tant que chef de pôle, j’ai besoin de travailler avec un directeur chargé des aspects techniques. C’est pourquoi nous nous réunissons chaque semaine avec M. Avril. Il monte les dossiers tandis que je lui explique les aspects médicaux.
Nous nous complétons très bien.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

Dr M. A. : Je me sens bien à l’hôpital, aussi je continue à y prendre soin des patients avec les moyens, le plateau technique et l’environnement offerts par un CHU.
J-F. A. : Après avoir passé du temps dans le privé, j’éprouve beaucoup de plaisir à travailler dans la fonction publique. Et plus précisément dans le milieu de la santé, où je ne rencontre que des professionnels passionnés par leur profession, le soin, la bienveillance, le respect, la prise en charge des autres. J’exerce un métier exaltant, en raison du dynamisme des projets portés par un pôle où fusent de nombreuses idées, et du relationnel avec le corps médical, l’équipe d’encadrement et tous les agents impliqués.

Comment avez-vous vécu la crise Covid ?

Dr M. A. : En psychiatrie, nous nous attendions à un raz-de-marée, qui n’a finalement pas eu lieu. La crise a cependant désorganisé l’activité de l’hôpital car nous avons dû préparer des secteurs à haute densité virale. En outre, l’impact psychologique de la pandémie et son retentissement sur le financement de l’établissement reste problématique.

Comment renforcer les liens entre vous ?

J-F. A. : Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de renforcer des liens qui sont exceptionnels.
J’ajouterais que la loi HPSP du 21 juillet 2009 prévoit une organisation des pôles fondée sur un médecin chef de pôle, un cadre de santé et un cadre administratif. J’ai décidé de m’y investir également pleinement. Dans d’autres pôles, je pense que la loi devrait encourager la présence de directeurs et leur rôle de lien avec les autres directions, en vue de consolider leur légitimité.

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